Musée des confluences - CARNETS DE COLLECTIONS
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Entrez dans les réserves du musée des Confluences

Avant de visiter l’exposition, découvrez en coulisses les réserves du musée avec David Besson, responsable du service des collections. Toutes les pièces exposées dans « Carnets de collections » sont issues de ces réserves.

Avec Carnets de collection, entrez dans les réserves du musée des Confluences. Avec cette exposition, organisée du 16 mai au 2 septembre, c’est son histoire que le Musée va dérouler.

Dans une atmosphère évoquant l’ambiance de ses réserves, des collections d’ethnologie et de sciences naturelles sont présentées au public. L’exposition propose de découvrir la manière dont ces collections se sont progressivement constituées, grâce aux expéditions scientifiques organisées par le musée et aux dons qui lui ont été faits. Témoignages de cultures anciennes et contemporaines, spécimens d’animaux et de minéraux, composent un fonds exceptionnel dans sa richesse et sa diversité, essentiel pour la compréhension du monde.
« Carnets de collections » met également en lumière la contribution du musée aux travaux des chercheurs, toutes disciplines confondues. Éléments du patrimoine matériel et immatériel de l’humanité, représentations d’une biodiversité fragilisée, ces collections continuent de croître, pour conserver dès à présent ce qui sera le patrimoine du futur.

Carnets de collections,
du 16 mai au 2 septembre.
Musée des Confluences – 86, quai Perrache, Lyon 2e.

Pourquoi conserver le patrimoine ?

  • Ce rouge-gorge familier, Erithacus rubecula (France – XXe siècle), fait partie des 10 000 spécimens naturalisés conservés dans les collections du Musée.

    Ce rouge-gorge familier, Erithacus rubecula (France – XXe siècle), fait partie des 10 000 spécimens naturalisés conservés dans les collections du Musée.

  •  De nombreuses variétés de coraux, comme ce corail Acropora (fin du XXe siècle), sont les témoins d’une biodiversité toujours plus fragilisée.

    De nombreuses variétés de coraux, comme ce corail Acropora (fin du XXe siècle), sont les témoins d’une biodiversité toujours plus fragilisée.

  •  Cette céramique chomo (Pérou – 1960) est décoré de kéné, dessins géométriques traditionnels des Shipibo-conibo. Ces motifs, dont la fabrication remonterait à 800 ans av. J. –C., ont été reconnus patrimoine culturel immatériel de la nation.

    Cette céramique chomo (Pérou – 1960) est décoré de kéné, dessins géométriques traditionnels des Shipibo-conibo. Ces motifs, dont la fabrication remonterait à 800 ans av. J. –C., ont été reconnus patrimoine culturel immatériel de la nation.

  •  Cette plaquette en jadéite (Mexique – 800-1325) illustre un prisonnier de guerre et un glyphe du calendrier (mesure temporelle du calendrier sacré, le Tzolk'in). Ces représentations sont récurrentes au sein des sociétés méso-américaines.

    Cette plaquette en jadéite (Mexique – 800-1325) illustre un prisonnier de guerre et un glyphe du calendrier (mesure temporelle du calendrier sacré, le Tzolk'in). Ces représentations sont récurrentes au sein des sociétés méso-américaines.

  • Lorsqu’ils sont remplacés par des technologies plus développées, les instruments scientifiques majeurs – comme ici S.A.U.R.O.N., Spectrographic Areal Unit for Research on Optical Nebulæ - (France - février 1999 à avril 2014) - sont patrimonialisés par le musée des Confluences.

    Lorsqu’ils sont remplacés par des technologies plus développées, les instruments scientifiques majeurs – comme ici S.A.U.R.O.N., Spectrographic Areal Unit for Research on Optical Nebulæ - (France - février 1999 à avril 2014) - sont patrimonialisés par le musée des Confluences.

Avec la présentation et la recherche scientifique, la conservation est une autre mission du musée. Ainsi, sa collection de spécimens naturalisés, ses objets ethnographiques et autres vestiges permettent de mettre en lumière la diversité des sociétés humaines et la fragilité de notre planète.

 Mais aujourd’hui, il est également important de s’interroger sur ce que nous devons retenir de notre passage sur terre et ce, pour les générations suivantes. À la fin du parcours de l’exposition, un dispositif interactif invite donc le visiteur à choisir l’objet qu’il souhaite préserver aujourd’hui, pour demain.  

Focus sur trois donateurs

  • Alexis Chermette

Alexis Chermette, l'ingénieur géologue

Enfant, le jeune Alexis Chermette développe déjà son intérêt pour les sciences naturelles et la géologie. Après des études dans ce domaine, il part pour une première mission en 1926, à Madagascar. Au fil de sa carrière, il  va devenir le spécialiste mondialement reconnu de la fluorite. Mais ce Lyonnais d’origine n’en oublie pas sa ville natale. Dès 1923, il travaille en collaboration étroite avec le muséum d’histoire naturelle de Lyon. Et en 1996, Alexis Chermette fait préciser dans son testament : « Je lègue au Musée (muséum d’histoire naturelle) de Lyon : ma collection de minéraux ; ma collection de pierres dures».

  • Louis Lortet – le renouveau

Louis Lortet, le directeur

Descendant d’une famille de naturalistes lyonnais, Louis Lortet est un médecin, botaniste, zoologiste, paléontologiste, égyptologue et anthropologue. Directeur du muséum d'histoire naturelle de Lyon entre 1870 et 1909, il  joue un grand rôle dans la renaissance de l'institution : sous sa direction, les collections et se sont considérablement enrichies, comme les collections d’égyptologie. Il effectue de très nombreuses missions au Proche-Orient. Sur place, des naturalistes lui font également expédier des caisses d'animaux. À cette époque, Louis Lortet constitue également une collection de plusieurs milliers de crânes humains. 

  • Pauline-Marie Jaricot – a pieuse

Pauline-Marie Jaricot, l'élan missionnaire

En 1819, Pauline-Marie Jaricot réfléchit à l’élaboration d’un projet de collecte pour les Missions étrangères qui soit efficace. Elle pense alors à constituer des groupes de 10 personnes, chacune s’engageant à donner un sou par semaine pour la propagation de la foi chrétienne, et à former un nouveau groupe de 10 personnes. La Propagation de la Foi sera fondée officiellement à Lyon, le 3 mai 1822. Cette collection compte aujourd’hui plus de 2 000 pièces d'ethnographie extra-européenne, qui couvrent différentes périodes comme l'Antiquité égyptienne, l'Antiquité romaine et la période contemporaine. 

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Plus de 2,2 millions d’objets dans les collections

  •  La collection des fossiles de Cerin est, par exemple, reconnu au niveau mondial.

    La collection des fossiles de Cerin est, par exemple, reconnu au niveau mondial.

Héritier du muséum d’histoire naturelle et du musée Guimet de Lyon, le musée des Confluences rassemble des collections constituées depuis le XVIe siècle. Une grande partie de ces collections se trouvent au Centre de conservation et d’étude des collections, inauguré en 2002. 

Avec plus de 2,2 millions d'objets, ses collections comptent parmi les plus riches en France. Certaines sont même reconnues au niveau mondial, comme par exemple les fossiles de Cerin, vieux de 12 millions d’année et dans un état de conservation exceptionnel. Ce sont deux grandes disciplines, sciences nat et sciences humaines, complétées apr une collection sciences et techniques. Les objets collectés et stockés constituent un matériau de recherche précieux pour les scientifiques. Anthropologues, archéologues, minéralogistes, entomologistes, ethnologues, historiens, paléontologues utilisent les collections pour décrire et classer de nouvelles espèces, s’appuyer sur des spécimens de références, comparer des patrimoines génétiques, étudier des pratiques sociales et découvrir nos histoires passées.

Du cabinet de curiosités à un musée international

  • En 1913, les collections sont transférées au sein du bâtiment qui abrite le musée Guimet.

    En 1913, les collections sont transférées au sein du bâtiment qui abrite le musée Guimet.

  • Vue de la grande salle du muséum (1920-1960), depuis la galerie au 1er étage, du côté de la rue Boileau.

    Vue de la grande salle du muséum (1920-1960), depuis la galerie au 1er étage, du côté de la rue Boileau.

  • En 2014, les collections intègre un nouveau lieu : le musée des Confluences.

    En 2014, les collections intègre un nouveau lieu : le musée des Confluences.

  • Aujourd’hui, Confluences est le musée le plus visité de France, hors-Paris.

    Aujourd’hui, Confluences est le musée le plus visité de France, hors-Paris.

L’histoire commence au XVIIe siècle, au sein d’un cabinet de curiosités très réputé : celui des frères Balthasar de Monconys et Gaspard de Liergues. Ces voyageurs infatigables collectent nombre d’objets considérés comme rares, ou parfois étranges.

À la période révolutionnaire, cette collection rejoint l’École centrale du Rhône (Palais Saint-Pierre, actuel musée des Beaux-arts). Avec l’essor des naturalistes, ce cabinet de curiosités va progressivement se transformer en muséum, et ouvrir au public en 1837. Les années suivantes, sous l’impulsion de Louis Lortet, directeur du muséum, l’établissement devient pluridisciplinaire. Il prend alors une envergure internationale. En 1913, les collections de sciences naturelles sont transférées au sein du bâtiment qui abrite le musée Guimet : deux institutions culturelles cohabitent alors, avant d’être rassemblés sous la même direction en 1978. Mais l’état du bâtiment se dégrade et ne permet plus de conserver les collections ou d’accueillir du public. Le musée ferme définitivement ses portes en 2007.

 Déjà, dès 2002, la plus grande partie des objets avaient été transférée au nouveau Centre de conservation et d’étude des collections. En 2014, les collections sont rassemblées et présentées avec un nouveau regard dans un nouveau lieu : le musée des Confluences.